Trouver son propre rythme : Trainspotting la critique musicale
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**CHOISISSEZ LES TÉLÉPHONES ÉTEINTS. CHOISISSEZ D’ÊTRE DANS L’INSTANT PRÉSENT. CHOISIS LA VIE.** Le haut-parleur du [Theatre Royal Haymarket](https://www.londontheatredirect.com/fr/musical/trainspotting-the-musical-tickets) impose avec un accent familier de Leith, évoquant instantanément l’esprit et l’affection inimitables du roman culturellement durable **d’Irvine **Welsh, Trainspotting, publié en 1993. Cette fois, repris sous sa forme la plus inattendue à ce jour, polarisant un bon jour, une comédie musicale. Nostalgie et adoration palpables, le public sombre dans des acclamations et des applaudissements alors que les lumières s’éteignent et qu’un Renton vêtu d’un t-shirt fluo (un peu plus musclé qu’un junkie) monte sur scène.
### **Une nouvelle impulsion pour le repérage des trains**
Émergeant sur scène en tant que protagoniste et narrateur intermittent, Mark Renton (interprété par **Lewis Kidd**), est notre guide à travers les personnages imparfaits et les relations brisées au cœur **de l’histoire de Welsh** ; sur fond des programmes et clubs sociaux de Leith, Édimbourg des années 1980. Suivant son cercle d’amis indéniablement extrême mais résonnant, alors qu’ils naviguent dans la désillusion de la Grande-Bretagne de Thatcher ; Un monde sans emplois, sans perspectives, sans espoir et le consensus ultime, sans intérêt. Aucun sens, du moins, jusqu’à ce que l’héroïne offre la promesse fugace d’une évasion.
Parmi eux figurent Sick Boy, le manipulateur charismatique et intéressé (principalement des femmes), le nerveux et au grand cœur, mais finalement déclinant Spud, un Tommy juvénile et romantique, mais naïvement condamné ; et Francis Begbie, le diamant le plus brut de tous, un canon violemment libre qui, tout en brandissant un verre de pinte et un couteau papillon à chaque occasion, reste imperturbable dans sa position morale anti-héroïne tout au long du film. Leurs homologues féminines, Kelly, Lizzy et Alison, bien que d’abord plus pleines d’espoir et ambitieuses, sont autrement alourdies par les relations, la grossesse et le deuil, et portent tout autant, voire plus, les conséquences de cette ère désespérée et de sa médecine zombifiante. [Trainspotting the Musical](https://www.londontheatredirect.com/fr/musical/trainspotting-the-musical-tickets) reste une histoire d’addiction, d’amitié, de trahison et de recherche de but dans un monde qui promet peu à quiconque s’en dérange.
C’est un défi de taille à l’ombre d’un roman qui a défini une génération et d’un film acclamé qui incarnait l’esprit tourmenté de la Grande-Bretagne des années 1990. Et ce n’est pas la réalité brute et brute évoquée **par les mots originaux de Welsh** , ni le chaos cinétique et agité **de la réalisation de Danny Boyle** en 1996, c’est quelque chose de nouveau. Écrite par **Welsh** et portée à la vie par **la réalisation de Caroline Jay Ranger** , **la musique de Stephen McGuinnes** et **le décor de Colin Richmond** , la production du West End offre une adaptation fraîche , humoristique et touchante, tout aussi pleine d’entrain.
### **Distribution fraîche, même assurance menaçante**
**Lewis Kidd** dans le rôle de Renton n’a pas la silhouette maigre qu’on pourrait attendre du rôle **principal de** Welsh, bien que cela soit rapidement pardonné par sa performance physique, pour moi, culminant dans une scène viscérale de coup sec où **Kidd** convulse douloureusement dans des convulsions si convaincantes que j’espérais que sa loge soit vraiment remplie de Heinz Soupe à la tomate. **L’interprétation de Francis Begbie par Frankie O’Connor** m’a fait penser qu’il aurait peut-être regardé le film, cigarette en position entre les lèvres, chaque soir avant la représentation, alors qu’il insuffle une assurance étonnamment familière, rappelant la performance emblématique **de Robert Carlyle** à l’écran. **Sheridan Townsley** dégage sans effort la bravade arrogante de Sick Boy, tandis que **Kieran Andrew** a maîtrisé l’existence nerveuse et sarcastique de Spud, apportant un soulagement comique et une vulnérabilité émotionnelle tant attendues .
### **Redonner vie aux femmes de Trainspotting**
**Rosie Dignan** , dans le rôle de la condamnée Alison, livre une performance marquante , à la fois retenue et déchaînée, alors que son personnage fait face à une spirale tragique. De manière rafraîchissante, la comédie musicale offre plus d’espace à ses personnages féminins, comparant davantage les expériences de Kelly, Lizzy et Alison à celles des hommes . Bien que cela soit équilibré par la classe sociale et l'environnement , il devient poignant que les femmes portent une plus grande responsabilité sociale, et alors que Sick Boy se vante de liberté et d'une « soif de vivre », c'est un regard inconfortable alors qu'il évite la parentalité d'une manière qu'Alison ne peut pas. Les performances mémorables de la distribution offrent le même cœur et le même poids émotionnel qui ont immortalisé les personnages du canon culturel britannique depuis la parution du roman en 1993.
### **Pas de fioritures, pas d’échappatoire**
Le décor épuré de **Colin Richmond** sert efficacement les personnages, permettant des transitions fluides entre clubs sociaux et chambres déchaînées , et renforce la nature claustrophobe des relations entremêlées du groupe et son absence d’évasion mutuelle . Alors que les silhouettes enveloppées de fumée apparaissant fréquemment au sommet du balcon habilement positionné contribuent efficacement à cette sensation physique d’enfermement.
Des classiques mémorables du film et des œuvres nouvellement coécrites de **Welsh** et **Stephen McGuinnes** composent cette bande originale improbable. Les morceaux les plus forts, puisant dans le gothique, la soul du nord et la country, font avancer le récit, agissant comme des prolongements flous mais lumineux des monologues intérieurs des personnages, sous l'effet de la drogue. Un point particulièrement marquant est *Oblivion* en solo de **Dingan**, qui met parfaitement en valeur la descente embuée d’Alison dans l’engourdissement narcotique et , au final, l’appartement d’un bookmaker intriguant. Si quelques ballades plus conventionnelles semblent moins à leur place dans l’univers de Trainspotting, la musique réussit globalement comme dispositif narratif et renforce le technicoleur palpitant des sommets et un gris terriblement sombre des bas.
### **Une histoire qui refuse de sortir**
Sur mon chemin de retour, les chansons (anciennes et nouvelles) résonnent, mêlées au vacarme grondant de la ligne Piccadilly, un joli rappel que cette adaptation réussit non pas en recréant ce qui était avant, mais en trouvant son propre rythme distinct . La scène offre **au monde de Welsh** un nouvel espace pour respirer, notamment pour ses rôles féminins , tandis que le casting capture avec satisfaction l'humour, le cœur et l'humanité qui ont permis à ces personnages de durer pendant des décennies, dynamisant une histoire qui semble encore à date. On peut dire sans risque que je ne me suis jamais senti aussi en forme en profitant de ma cigarette nocturne pour rentrer chez moi.
[Trainspotting the Musical](https://www.londontheatredirect.com/fr/musical/trainspotting-the-musical-tickets) est joué au Theatre Royal Haymarket jusqu’au **5 septembre 2026**.