Critique : 1984 At The Playhouse Theatre, une pièce innovante et totalement unique

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Présentée désormais au [**Playhouse Theatre**,](https://www.londontheatredirect.com/fr/venue/96/Playhouse-Theatre.aspx)** [1984](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx)** vous mettra sur les nerfs du début à la fin, vous rendant inexplicablement nerveux tout au long du film, et vous repartirez avec toute une série de questions qui vous trottent dans l’esprit : où se situe la limite entre un niveau raisonnable et un niveau déraisonnable de censure ; Et si le totalitarisme s’était combiné si efficacement avec la technologie ; Qui a écrit cette histoire ? Quoi qu’on en soit, [**1984**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx) n’est pas une pièce pour être une pièce – elle a été construite pour explorer des sujets larges et inconfortablement pertinents. Cela m’a complètement perdu.
Il est juste de dire que [**1984**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx) ne conviendrait pas à tout le monde. Si vous aimez être poussé un peu au-delà de votre zone de confort, que vos émotions soient manipulées et qu’on vous pousse à remettre en question des questions fondamentales, alors cette pièce sera parfaite pour vous. Si vous préférez laisser une pièce de théâtre en quittant le théâtre, alors peut-être cherchez ailleurs. Cette production est garantie de vous rendre nerveux, tendu et réfléchi – tout cela à la fois. C’est extrêmement intense. Il est difficile de savoir par où commencer lorsqu’on parle d’une pièce aussi unique et impressionnante que 1984, mais la première chose à mentionner est son style complexe et abstrait. [**1984**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx), en fait, semblait plutôt guidé par le style, ce qui convenait parfaitement à l’histoire. Elle était continuellement invasive ; Le public n’a pas eu le droit de se détendre un seul instant. Compte tenu du problème prédominant de la surveillance dans la pièce (Big Brother vous surveille), cela semblait tout à fait approprié. **Robert Icke** et **Duncan Macmillan**, qui ont adapté et réalisé cette adaptation, ont créé une atmosphère parfaitement terrifiante. Également appropriée était la présentation abstraite et, parfois, confuse de l’histoire elle-même. Il n’a jamais été tout à fait clair si Winston, notre protagoniste, rêvait, imaginait des choses, ou si ce que nous voyions était la réalité. Il y avait une répétition sinistre qui prévalait tout au long – de nombreuses affirmations ou questions devenaient des motifs, exprimées par différents personnages et portant à chaque fois des significations différentes : où crois-tu être, Winston ? Cela créait une atmosphère exceptionnellement étrange et désorientante. Cela rendait le public presque vulnérable – là encore, cela correspondait parfaitement aux thèmes et aux problématiques présentés [**par 1984**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx). L’éclairage et le son ont joué un rôle clé dans la déstabilisation du public. Pendant presque toute la représentation, un bruit de sifflement presque imperceptible en arrière-plan augmentait considérablement l’intensité de l’atmosphère ; De même, le théâtre était toujours soit un peu trop sombre, soit douloureusement clair. Le public était quelque peu illuminé pendant une grande partie de la pièce de 101 minutes ; Parfois, toutes les lumières s’éteignaient et tout son s’arrêtait, l’obscurité et le silence étaient presque insupportables. Basé sur le roman de George Orwell, 1984 est resté parfaitement en phase avec le livre. Principalement, cela s'expliquait par le fait que le style de la pièce reflétait la manière abstraite dont le roman d'Orwell était écrit. Il y avait beaucoup d’allusions agréables au livre ; Au début, par exemple, on entendait des cloches d’église sonner, faisant ressortir un thème du livre lui-même. Il n’est cependant en aucun cas nécessaire de lire le livre pour apprécier pleinement la pièce. Un point particulièrement impressionnant était l’incroyable attention portée aux détails. Plus tu cherchais, plus tu trouvais. À un moment donné, par exemple, l'horloge s'est arrêtée à 1:01, ramenant la salle 101 dans l'esprit du public avant même qu'elle n'ait été abordée. Chaque aspect de la pièce avait été minutieusement réfléchi, ce qui la rendait extrêmement captivante. Le [**casting de 1984**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx) était tous extrêmement solide. **Matthew Spencer** a incarné le personnage exigeant de Winston avec une excellente maîtrise. Ses émotions complexes et confuses étaient claires pour le public du début à la fin. De même, **Janine Harouni** a fait des débuts professionnels fabuleusement mémorables sur scène dans le rôle de Julia. Là encore, la représentation d’un personnage complexe était irréprochable. **Harouni** est passée sans effort d’une apparence sinistre et froide à une apparence sympathique et passionnée. **Tim Dutton**, dans le rôle d'O'Brien, s'est montré d'une aisance et d'une maniabilité appropriées. Ce qui était formidable dans la performance de Dutton, c'était à quel point O'Brien semblait attachant – pas seulement au début, mais même vers la fin de la pièce. **Gavin Spokes** et **Mandi Symonds** ont incarné M. et Mme Parsons très convaincants, attirant le public à la fois dans leurs défauts dévastateurs et dans leurs personnalités très réelles et accessibles. Le reste de la distribution a mené la performance avec vigueur et éloquence. Ils étaient tous excellents à paraître à la fois sinistres et sympas – un aspect sur lequel reposait la pièce. [**1984 est joué au Playhouse Theatre de Londres**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1484/1984-tickets.aspx) jusqu’au 5 septembre 2015. Si vous voulez voir quelque chose qui vous fera vraiment réfléchir, vous devez absolument voir cette pièce.

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