Critique : Golem aux studios Trafalgar
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À peine avais-je dit que le design et la vidéo **d’Es Devlin** et **Luke Halls** sur **The Nether** avaient élevé la barre à un nouveau niveau pour ce genre de projet, que la production visuellement époustouflante de [**Golem**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1724/Golem-tickets.aspx) du groupe de théâtre 1927 propose un mélange saisissant de performance, d’animation et de musique.
[**Golem**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1724/Golem-tickets.aspx), qui a eu sa première britannique au **Young Vic** l’année dernière et a désormais été à juste titre transférée aux [**studios Trafalgar**](https://www.londontheatredirect.com/fr/venue/17/Trafalgar-Studios.aspx), se concentre sur la vie de Robert (interprété par **Shamira Turner**), un jeune homme malchanceux en amour et coincé dans un emploi banal, qui semble incapable de se libérer de son groupe d’amis tout aussi peu performant et de sa famille dysfonctionnelle. Mais la vie de Robert est transformée lorsqu’il achète un [**Golem**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1724/Golem-tickets.aspx), un homme d’argile qui exécutera tous les ordres de notre héros sans poser de questions. Jusqu’à ce que l’équilibre bascule et que la frontière entre qui est maître et qui est serviteur devienne clairement floue.
C’est un exemple d’avertissement sur la façon dont la technologie prend le contrôle de nos vies, plutôt que de nous en tirer parti. Et alors que nous cherchons une utopie sans stress avec des machines qui font tout le travail, nous créons en réalité encore plus de malheurs en cherchant cette dernière mise à jour indispensable.
En guise de message, il n’offre pas vraiment quoi que ce soit qui n’ait déjà été dit, mais entre les mains du casting de cinq membres, avec le scénario plein d’esprit de la scénariste/ **réalisatrice Suzanne Andrade** et **le** décor époustouflant [**de Paul Barritt aux studios Trafalgar**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/1724/Golem-tickets.aspx) , cela devient une pièce de théâtre merveilleusement divertissante et souvent très poignante.
Les acteurs jouent tout au long devant un grand écran sur lequel sont projetés leur environnement. Cela donne une impression supplémentaire en trois dimensions grâce à de petits écrans portés sous le couvert de l’obscurité, sur lesquels d’autres images sont projetées. Le grand écran contient aussi une porte par laquelle les personnages sautent pour que nous ayons de vraies personnes dans le film.
Le niveau d’inventivité est un miracle à admirer et la chorégraphie qui permet au casting d’interagir avec les images projetées est fluide — un pas, un bras ou une tête légèrement placée au mauvais endroit ruineraient l’effet, mais cela ne le fait jamais.
Même à seulement quatre-vingt-dix minutes, on peut soutenir que la pièce est un peu trop longue et que le message risque de devenir répétitif, mais on ne se lasse jamais des visuels superbes et les performances formidables la rendent toujours captivante.