★★★★★ CRITIQUE : La Femme en Noir est un véritable festival d’effrayance, un classique légitime
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Plus de 26 ans plus tard, l’adaptation théâtrale précieuse du roman de Susan Hill par feu Stephen Mallatratt reste un trésor du Theatreland.
Stephen Mallatratt a adapté le roman d’horreur de Susan Hill pour la saison de Noël au Stephen Joseph Theatre de Scarborough en 1987, sous l’aile du grand Alan Ayckbourn. Son génie remarquable lui a permis de transférer dans le West End un peu plus d’un an après sa première.
[**Le Fortune Theatre**](https://www.londontheatredirect.com/fr/venue/52/Fortune-Theatre.aspx) à lui seul accueille la production depuis août 1989, où elle a constamment impressionné et terrifié le public tout au long de la durée. Le metteur en scène Robin Herford (qui a mis en scène la pièce depuis l’époque de Scarborough) continue de veiller à ce que la production reste d’une qualité exceptionnelle. Le casting actuel composé de Julian Forsyth dans le rôle d’Arthur Kipps et d’Antony Eden dans celui de l’Acteur s’avère être un duo électrique et tous deux méritent pleinement les éloges qu’ils ont reçus.
Pièce dans la pièce, [**La Dame en noir**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/189/Woman-In-Black-tickets.aspx) suit l’avocat retraité Arthur Kipps alors qu’il engage un acteur pour l’aider à raconter une série d’événements horribles de sa jeunesse, dans le but de mettre fin à ces souvenirs une bonne fois pour toutes. Bien qu’il soit d’abord sceptique quant aux méthodes de l’Acteur et réticent à tenter de « jouer » l’histoire d’une quelconque manière, Kipps subit rapidement une transformation théâtrale grâce à une technique classique stanislavskienne, puis excelle dans l’interprétation merveilleuse de plusieurs personnages de son passé. Eden maîtrise l’écriture de Mallatratt avec les tons chaleureux et familiers d’un narrateur tiré d’un roman victorien pour enfants. Le public est entièrement captivé, captivé par le récit d’Eden qui construit subtilement une tension sous-jacente, prête à être percée, avec des apparitions sporadiques et pétrifiantes de la femme elle-même. Elle flotte à travers le public, laissant derrière elle une vague de cris des hordes d’élèves du GCSE qui fréquentent la Fortune jusqu’aux adultes les plus réservés du public.
La performance de Forsyth est tout aussi frappante que celle de l’acteur plein de vie, enveloppant son visage malléable autour du personnage du jeune Kipps, tel qu’écrit dans le manuscrit fourni par ce dernier. Les deux se complètent parfaitement, dans une amitié professionnelle née d’un affrontement attachant au début du premier acte.
Le budget serré de Stephen Joseph pour la production originale obligea Mallatratt à concevoir une production qui fonctionnerait sans entrave par un décor relativement minimaliste – d’où le format métathéâtre. Le résultat fut comme prévu, les performances énergiques de la distribution actuelle assurant cette réputation. Avec un tel spectacle du duo, le public ne souffre pas de l’imagination collective ; quand Kipps exige « Imagine now ! », nous le faisons avec un enthousiasme sincère et enthousiaste.
[**La Femme en noir**](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/189/Woman-In-Black-tickets.aspx) est la deuxième production la plus ancienne de l’histoire du théâtre londonien, et ce, pour de bonnes raisons. C’est irréprochable – quel plaisir.
[**Critique de Woman In Black :** ](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/189/Woman-In-Black-tickets.aspx)★★★★★
Par Brad St. Ledger
@BradStLedger