Critique de Death Note au Barbican : une comédie musicale tueuse à tous points de vue

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Je suis entré dans [Death Note : The Musical](https://www.londontheatredirect.com/fr/musical/death-note-the-musical-tickets) en ne connaissant presque rien du légendaire phénomène manga qui l’a derrière. Avec plus de 30 millions d'exemplaires vendus dans le monde, on peut dire sans risque que j'étais dans la minorité. Autour de moi, des fans étaient équipés de leurs produits *dérivés Death Note* , dont beaucoup avaient déjà réservé six ou sept fois au cours de ses six semaines de diffusion. Leur enthousiasme était impossible à ne pas se laisser emporter, et cela rendait la découverte de ce monde pour la première fois encore plus excitante. C'est une comédie musicale palpitante, étonnamment réfléchie, qui se demande constamment où s'arrête la justice et où commence la tentation de jouer Dieu. Lorsque Light Yagami, le brillant étudiant de Tokyo (**Xander Pang**), découvre un carnet capable de tuer quiconque dont le nom est inscrit à l'intérieur, il se convainc qu'il fait ce que le système judiciaire ne peut pas. Alors que les criminels commencent à mourir dans des circonstances mystérieuses et que les taux de criminalité violente chutent, le plus grand détective du monde, L (**Colin Ryan**), lance une traque acharnée pour retrouver l'homme que le public a baptisé leur sauveur ; Kira. Ce qui suit est un thriller palpitant du chat et de la souris, porté par une tonne de chansons véritablement brillantes.  Ayant déjà joué à Londres lors de concerts à guichets fermés, cette production musicale entièrement mise en scène prouve que le matériel était toujours destiné à quelque chose de plus grand. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la façon dont le réalisateur **Stephen Whitson** et le concepteur **Jon Bausor** ont transformé toute la série en un immense jeu. Un immense balcon carré flotte de manière menaçante au-dessus de l’action, avec les Shinigami (les dieux de la mort) tournant autour de son bord comme des joueurs rassemblés autour d’un plateau Monopoly, déplaçant joyeusement des humains dans les cases en dessous ; ça m’a aussi donné un peu l’impression *de Squid Games* . À mesure que de nouvelles règles du Death Note sont révélées, on commence à ressembler un peu à Snakes and Ladders, aux échecs et à un jeu vidéo réunis en un seul film. Chaque nouveau pouvoir a un prix. Chaque mouvement a des conséquences. À la fin, ce ne sont pas seulement les dieux qui jouent avec les humains, les humains essaient de surpasser les dieux.


La production ne cesse jamais de trouver un langage théâtral inventif pour cette idée centrale. Une mise en scène tournante, des décors en forme de cubes imposants qui se transforment de bureaux de détectives en studios d’enregistrement, un design vidéo éblouissant **d’Akhila Krishnan** et des illusions élégantes de **Paul Kieve** créent un univers qui paraît rapide, moderne et en mouvement constant. Les écrans passent sans interruption des actualités de dernière minute et des paysages urbains de Tokyo à des réactions défilantes sur les réseaux sociaux, donnant l'impression que l'histoire se déroule en temps réel. La partition regorge de ballades éclatantes, mais elle change constamment de rythme. Un instant, nous sommes plongés dans des débats en classe sur la loi et la justice, l'instant d'après nous sommes plongés dans un concert pop complet dirigé par la magnétique Misa Amane, jouée par **Stephanie Zaharis**. Sa performance se démarque, faisant de Misa une sensation pop tout en laissant transparaître son côté plus doux et vulnérable. **Grace Mouat** est tout aussi extraordinaire dans le rôle de Rem, apportant une émotion inattendue à un Shinigami dont l'avertissement que « l'amour nous détruit » devient l'un des ancres émotionnels de la série. Ryuk, obsédé par les pommes, joué par **Telly Leung**, est espiègle, magnétique et glorieusement divertissant, voyant le chaos qu'il contribue à déclencher comme un simple jeu.  Je ne m'attendais pas à quitter la Barbican après avoir accidentellement débattu d'éthique et de morale pendant deux heures, mais nous y voilà. Light rend-il justice, ou est-il simplement un tueur en série enfant avec un complexe de supériorité ? Si la criminalité chute drastiquement, la fin justifie-t-elle les moyens ? Death Note ne prétend jamais avoir une réponse facile, invitant plutôt le public à y réfléchir par lui-même.  La comédie musicale estivale phare du Barbican est devenue synonyme de grandes reprises brillantes de titres classiques, de *Anything Goes* et *Kiss Me, Kate* à *Fiddler on the Roof* et *High Society.* C'est précisément pour cela que voir *Death Note* prendre la place de fin d'été cette année est si excitant. J'espère qu'une grande partie du public habituel du théâtre va tenter sa chance, car c'est la preuve qu'une soirée brillante au théâtre n'a pas besoin de correspondre au moule habituel. La première mondiale de [Death Note : The Musical](https://www.londontheatredirect.com/fr/musical/death-note-the-musical-tickets) est à l’affiche au [Barbican](https://www.londontheatredirect.com/fr/venue/barbican-london) jusqu’au 12 septembre. Réservez vos billets dès aujourd’hui.

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By Hay Brunsdon

J'ai plus de 15 ans d'expérience en écriture et en édition, et j'ai commencé à travailler dans l'industrie théâtrale du West End en 2012. Quand je ne regarde pas ou n'écris pas sur le théâtre, je nage, je fais de la randonnée, je cours ou je m'entraîne pour des triathlons dans les vallées de Stroud.