Othello au Theatre Royal Haymarket Critique : Problèmes de confiance, hommes toxiques et Toby Jones dans le rôle du traître original
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(Updated on 22 Dec 2025)
Othello de **Tom Morris** **adopte une approche classique, sans embellissement — pas de mises à jour modernes, pas de réinventions tape-à-l'œil — juste la tragédie **de Shakespeare** sur fond minimaliste et doré et la lente et inévitable délicatesse de la confiance. La simplicité fonctionne : elle laisse la tragédie jalouse **de Shakespeare** parler tout seul.
### Alors, que se passe-t-il et [qui est qui](https://www.londontheatredirect.com/fr/news/othello-characters-guide) ?
Situé dans les années 1570, lors du conflit entre la République chrétienne de Venise et l’Empire ottoman musulman, Othello, un général maure, épouse secrètement Desdémone. Au cœur de la pièce se trouve Iago – en gros une diva du lieu de travail, crachant des plumes parce qu’Othello a promu Cassio plutôt que lui et qui complote maintenant pour ruiner littéralement la vie de tout le monde. Un peu comme Regina George de *Mean Girls* traitant tout le monde de pute, mais aussi rappelant ces incels poussiéreux d’âge moyen qu’on voit si souvent tapie dans les commentaires Instagram de nos jours.
**Toby Jones** incarne Iago comme le marionnettiste parfait — manipulateur, insaisissable, machiavélique et toujours cinq coups d’avance. Il joue avec ses camarades comme des pièces d’échecs, prenant plaisir à la tromperie tout en étant sans cesse appelé « l’honnête Iago » — une expression qui devient comiquement ironique. (Bois chaque fois que quelqu’un le traite d’honnête et honnêtement, tu n’iras pas jusqu’à l’Acte Cinq.) **Jones** le joue en traître original de Shakespeare — un maître manipulateur qui dominerait une édition jacobéenne de la série télévisée. Je mettrais aussi Lady Macbeth et Edmund du Roi Lear pour le fun.
L’Othello de **David Harewood** commence posé et autoritaire, pour ensuite sombrer dans la paranoïa à une vitesse alarmante. Quand le doute s’installe, il devient obsédé — incapable de voir la vérité au-delà du poison d’Iago. Sa transformation de noble général en homme brisé paraît tragique précisément parce qu’elle se déroule si vite.
La Desdémone de **Caitlin Fitzgerald** flotte dans l’obscurité comme si elle venait d’une retraite de yoga — toute en tissus fluides et grâce calme, à parts égales d’éthérée et **de Tilda Swinton** dans *The Beach*. Son énergie inébranlable du genre « Mais papa, je l’aime » rend les accès de jalousie d’Othello encore plus crus. Emilia, incarnée par **Vinette Robinson**, débarque en retard et vole la vedette avec sa dernière vérité furieuse — une performance du genre « garder le meilleur pour la fin ».
L’amour, la paranoïa, les préjugés raciaux, la misogynie, la réputation et la vengeance brûlent tous vivement dans ****la production assurée de Morris, et cela prouve à quel point la nature humaine a peu évolué. *Othello* a peut-être 400 ans, mais les hommes faibles calomnient encore les femmes innocentes, et les hommes peu sûrs de lui peuvent être si rapidement influencés qu’une chandelle de jalousie devient un incendie de forêt. La pièce saisit la laideur de la suspicion et la fragilité de l’amour avec une clarté dévastatrice. Et au centre, l’Iago de Toby Jones — à deux visages, à trois visages, peut-être même quatre (clairement un Gémeaux) — brille le plus fort en tant que traître ultime de **Shakespeare**.****
[*Othello*](https://www.londontheatredirect.com/fr/play/othello-tickets) est joué au [Theatre Royal Haymarket](https://www.londontheatredirect.com/fr/venue/theatre-royal-haymarket-london) jusqu’au samedi 17 janvier, réservez vos billets dès aujourd’hui.