CRITIQUE : Pas besoin de marcher sur la pointe des pieds sur la 42e rue – Criez-le sur tous les toits !
Published on 27 March 2017
Avec une introduction enjouée, dès que ce lourd rideau de velours rouge se lève, on aperçoit des chaussures de claquettes parfaitement formées tournées à un angle exact et on sent la peinture grasse dans l’air d’attente, on sait que ce sera un spectacle inoubliable. Ayant été initialement inaugurée au Theatre Royal, Drury Lane, en 1984 la 42e Rue est de retour dans sa place légitime pour une nouvelle représentation.
Le spectacle se concentre sur le parcours de Peggy Sawyer d'Allen Town à New York pour chercher son avenir dans le plus récent spectacle de 1933, « Pretty Lady ». En relance le défi après que la vedette principale a été blessée, la jeune Peggy reçoit l'ordre de monter sur scène en tant que fille et de revenir star. Ce n'est pas une mince affaire pour une fille fraîchement arrivée en banlieue.
À la tête d’une distribution comprenant l’indomptable Sheena Easton , Tom Lister , célèbre pour Emmerdale, et le merveilleusement talentueux Norman Bowman (toujours une paire de mains sûres) tout juste sorti de Murder Ballad, c’est un spectacle qui promet de durer sans cesse. Il faut applaudir Clare Halse et Stuart Neale dans les rôles de Peggy et Billy respectivement. Pouvoir chanter, danser et jouer à ce niveau est vraiment spectaculaire. C’est le ticket d’or que Willy Wonka lui-même aurait voulu garder.
Les numéros de danse sont élégants, avec un sens de la précision militaire. Les tapotements sont nets, nets et parfois si méticuleux qu’on dirait mille coups de feu. Les costumes sont vifs, colorés et contribuent à l’ambiance. Des hommes en haut élégant et queue-queue, des femmes aux cheveux parfaitement coiffés assortis à leurs robes parfaitement décorées, ajoutant de la romantisme à l’air. La mise en scène semblait presque interactive, reflétant la nature des numéros au rythme lent et, en effet, des morceaux un peu plus rythmés. Pour ceux qui ont réservé leurs billets, portez une attention particulière à la scène du miroir ; un tel spectacle.
À noter particulièrement les changements de décor. Très propres et très rapides, compte tenu de la présence d'environ 56 personnes, et chaque membre joue un moment marquant à la fois pour lui-même et pour le public sur scène. En effet, dans la routine « Dames », toute la troupe est sur scène, dansant et tournoyant comme des toupies, et pourtant avec une beauté si légère et naturelle qu'on ne peut qu'en s'étonner devant le travail solide qui a été accompli dans cette production. Avec les chansons « We're in the Money », « Shuffle off to Buffalo » et bien sûr 42nd Street, ce sera déjà un accomplissement en soi de ne pas vouloir lever les talons, enfiler sa canne et faire un tour dans les allées vous-même.
C’est un spectacle que vos pieds danseurs voudront certainement rencontrer.

By Kay Johal
Kay aime particulièrement les comédies musicales et a une passion pour l’écriture.

