CRITIQUE : The Wipers Times

Published on 19 April 2017

La pièce d’Ian Hislop et Nick Newman arrive enfin sur scène, après un détour en 2013 vers un film pour la télévision. La pièce raconte l’histoire de The Wipers Times, une publication réalisée dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, éditée par le capitaine Fred Roberts.

La découverte fortuite d’une vieille presse à imprimer, associée à un sergent qui était dans l’imprimerie durant sa vie civile, a conduit à la production d’un magazine satirique, plein d’humour de tranchées, de pastiches et de la poésie omniprésente. Tout cela se déroule sous le bombardement intense des tranchées allemandes et la menace constante de la « Grande Offensive ».

Malgré cela, et conformément au contenu du Wipers Times, la pièce est remplie de joie et d’humour du début à la fin. L’écriture de la pièce donne un aspect frais au sujet, si bien qu’elle se déroule il y a 100 ans, la pièce a une allure allégorique. 

Le Arts Theatre est un cadre idéal pour la pièce (même si les places sont limitées, soyez donc les premiers dans la file d’attente pour le bar ou les toilettes, sinon vous attendez longtemps). Sans complexes, avec une belle vue et une ambiance intime, le théâtre est vraiment un joyau dans le West End, capable de soutenir des productions plus petites et en tournée. La troupe travaille bien ensemble, avec une bonne complicité et une alchimie importantes pour la comédie mais qui contribuent aussi à souligner la camaraderie des soldats au front. 

Si tous méritent d’être félicités pour leur rôle dans la mise en scène de la production, les applaudissements doivent être réservés au capitaine Roberts et à son équipe. Des hommes qui ont traversé les pires horreurs que l’humanité ait jamais connues, mais qui ont trouvé la comédie et l’ont utilisée pour alléger la situation. À travers un mélange de parodies, de parodies et de moqueries à l’ancienne, l’héritage que nous ont laissé ces soldats est inoubliable.

Harrison Fuller

By Harrison Fuller

Directeur de théâtre, écrivain, créateur.