7 raisons pour lesquelles Londres manquera Saïgon
Published on 15 February 2016
Il ne reste plus qu’une question de semaines avant que Miss Saigon ne ferme au Prince Edward Theatre. C’est l’un de mes spectacles préférés depuis très longtemps, et je suis vraiment dévasté de le voir tout ranger et partir pour Broadway. Voici quelques raisons pour lesquelles Londres manquera cette comédie musicale incroyable...
L’histoire
Miss Saigon est une version actualisée de Madama Butterfly de Puccini, et raconte l’histoire d’amour de Kim, une jeune Vietnamienne, et de Chris, un soldat américain, dans les derniers jours avant la chute de Saïgon. C’est une histoire triste avec des personnages auxquels on finit par vraiment s’attacher (même les moins gentils) – mais elle se déroule aussi sur fond dramatique de guerre et de terreur, et elle est aussi captivante qu’émotionnelle.
La musique
Écrite par Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil, le duo de rêve qui nous a aussi offert Les Mis, la musique de Miss Saigon inclut quelques-uns de mes morceaux préférés : The Movie In My Mind, Last Night of the World, I’d Give My Life For You, Bui Doi... Et quiconque a écouté la bande-son originale aussi souvent que moi remarquera quelques changements cette fois-ci – la plupart notamment avec l’ajout d’une nouvelle chanson, Maybe, chantée par Ellen dans l’Acte 2.
L’émotion
Miss Saigon ne manque jamais de me briser, et pas seulement à cause des événements tristes entourant Kim et Chris. Il y a ici une histoire bien plus profonde à raconter, à propos des personnes et – surtout – des enfants laissés à souffrir au Vietnam. Et même si le numéro d’ouverture de l’Acte 2, Bui Doi, ressemble un peu à un appel de Comic Relief, cela ne le rend pas moins puissant, et ça me frappe à chaque fois.
L’hélicoptère
Au cas où quelqu’un ne le saurait pas encore, il y a un hélicoptère à Mademoiselle Saïgon. Un vrai hélicoptère. Sur scène. Avec des effets sonores palpitants que l’on sent dans la poitrine, et le vent des hélices. C’est un moment incroyable, d’autant plus qu’il apparaît à l’un des moments les plus intenses de l’histoire, et c’est un véritable point fort, non seulement de cette série mais de toute émission.
L’éducation
Pour être honnête, je connaissais très peu la guerre du Vietnam avant de voir Miss Saigon, et même si je ne vais pas prétendre que l’histoire est 100 % historiquement exacte, ni qu’elle raconte l’intégralité, regarder la série m’a donné envie d’en apprendre davantage. (Et m’a aussi aidé avec une question de quiz de pub sur Ho Chi Minh. Je ne veux pas dire que c’est pour ça que nous avons gagné, mais je pense que ça a beaucoup joué là-dedans...)
La comédie
Oui, vous avez bien lu. La plupart des rires viennent de l’Ingénieur, un personnage louche mais étrangement attachant, prêt à tout – aussi louche soit-il – pour réaliser son rêve américain. Et c’est aussi bien qu’il soit là, parce qu’avec tout ce qui se passe, on a besoin d’un ou deux rires.
La distribution
Cette reprise de Miss Saigon a mis en vedette un casting exceptionnel, de l’expérimenté Jon Jon Briones dans le rôle de l’Ingénieur, à l’incroyable Eva Noblezada, qui a obtenu le rôle de Kim alors qu’elle n’avait que dix-huit ans. Les deux acteurs reprendront leurs rôles lorsque le spectacle sera transféré à Broadway plus tard cette année. Ils ont été rejoints en chemin par Hugh Maynard, Alastair Brammer, Rachelle Ann Go, Tamsin Carroll, et bien d’autres artistes fantastiques qui ont contribué à donner vie à l’histoire.
Qu’est-ce qui va VOUS manquer de Miss Saïgon ? Et si vous ne l’avez pas encore vu, qu’attendez-vous ? Venez vite avant la fermeture du 27 février.
