Découvrez comment ils fonctionnent au Duchess Theatre

Published on 3 July 2006

Last updated on 21 September 2018

Des critiques fantastiques pour cette merveilleuse farce de guerre...

Voyez comment ils fonctionnent

Michael Billington, The Guardian

Typiquement anglaise ... Regarde comment ils fonctionnent

À part Years de Donkeys, nous, amateurs de farces, avons été en manque de faim ces derniers temps. C’est donc un plaisir d’accueillir le classique de guerre de Philip King dans le West End après 22 ans d’absence. Et, en regardant la superbe reprise de Douglas Hodge, j’ai été frappé par l’anglesité typique de la pièce. Pour commencer, elle ne pouvait fonctionner que dans un pays qui trouvait les vicaires précieusement drôles. Située dans un presbytère rural en 1942, elle repose sur une scène débordante de cinq clercs dont seuls trois sont les authentiques. Il serait vain de démêler ce complot insensé, si ce n’est dire que les deux imposteurs sont un acteur légèrement camp et un fugitif allemand. Mais tout mène au moment où un évêque apopleptique, pointant vers un canapé rempli de figures à collier de chien, crie : « Sergent, arrêtez la plupart de ces vicaires. »

Là où la farce française parle de sexe, la farce anglaise dépend aussi des mots. Il est difficile d’expliquer pourquoi le nom du vicaire résident, Lionel Toop, est drôle : c’est juste le cas ; alors quand l’acteur du camp est appelé « mon cher Toop », il réagit comme s’il venait de se faire frapper. King comprend aussi qu’en anglais, la phrase la plus innocente peut acquérir un double sens. Quand une vieille fille affamée d’amour et cycliste annonce « J’ai un peu de mal avec mon air intérieur », l’esprit vacille. Mais Hodge réalise que cette farce est surtout une question de performance ; et il a donc engagé une équipe de crack. La femme de Toop est une ex-comédienne soudainement visitée par un vieux ami avec qui elle a tourné pendant 43 semaines dans Private Lives ; et la vue de la slancée Nancy Carroll et de la jove Jo Stone-Fewings exubérante reprenant leurs anciens rôles de sparring est aussi délicieuse que le moment dans La Fièvre des Foins où les Blisses rejouent leurs anciens succès.

Avec une distribution aussi bonne, il est tentant de passer la carte en retour. Tim Pigott-Smith en évêque à guêtres est un modèle de bienséance rigide. Le rond Nicholas Blane, en vicaire authentique, a un moment sublime lorsqu’on lui tend un verre imaginaire de brandy de la part de son hôtesse et réagit comme un saint qui s’est réfugié dans un asile. Et Natalie Grady dans le rôle d’une femme de chambre étrangement censureuse et Julie Legrand dans celui de la célibataire intrusive qui, une fois ivre, prend la souplesse d’un bendybus, contribuent à la sensation d’absurdité croissante.

Ce sera peut-être une soirée teintée de nostalgie. Mais cela prouve que la farce est l’essence du théâtre en ce qu’elle demande agilité physique, un timing parfait et est capable de transformer une situation absurde en une extase en spirale. Comme Kenneth Tynan avec Look Back In Anger, je ne pourrais aimer personne qui ne savourait pas See How They Run.

Réservez vos billets pour See How They Run

Tagged as
LondonTheatreDirect.com Logo

By London Theatre Direct

London Theatre Direct est l’un des principaux fournisseurs de billets de théâtre au Royaume-Uni, rapprochant le public de la magie de la scène.