Critique : Cendrillon (Gillian Lynne Theatre)
Published on 8 October 2021
Les contes de fées deviennent réalité !
Une histoire aussi vieille que le monde. Non, pas celle-là. Cendrillon, la belle-fille dévouée qui passe sa vie comme domestique attendant l’arrivée de son Prince Charmant. Oh, comme les temps ont changé. Bienvenue dans la relecture de Cendrillon par Andrew Lloyd Webber en 2021.

La scène est posée ; vous arrivez dans la plus belle ville du monde, les filles sont magnifiques, les garçons perfectionnent leurs pectoraux et nous avons pris place (dans le Tourné en plus) pour assister au dévoilement de la statue du Prince Charmant. Sauf qu’elle a été vandalisée par « Bad Cinderella » (Carrie Hope Fletcher nous rappelant une fois de plus à quel point sa tessiture vocale est incroyable) et nous sommes pleinement plongés dans cette réinterprétation moderne de cette histoire célèbre.
Cendrillon est gothique, une rebelle avec une cause, repoussant les moqueries de ses demi-sœurs et de sa belle-mère (la toujours dynamique Victoria Hamilton-Barritt) ; le ridicule de la Reine (Rebecca Trehearn) et le mépris général des habitants de la ville. Elle est au-dessus de l’amour, se moque du mariage (« c’est pour les fous mentaux ») mais a néanmoins un désir pour le prince Sebastian (le frère cadet du prince Charmant). Elle ignore qu’il a la même envie.
C’est clairement une extravagance d’Andrew Lloyd Webber ! Il y a une bande originale merveilleuse et tout ce qui est parfait pour passer un bon moment dans la scène ballroom. Les chansons d’amour sont la passion de Lloyd Webber, et cela se manifeste encore dans l’échange de chansons d’amour entre Sebastian et Cendrillon.
À noter particulièrement la Marraine la Fée ; cependant, dans cette version de l’histoire, elle n’est pas une magicienne mais plutôt une devenue, sous l’apparence d’une esthéticienne nous disant que la beauté est en effet la douleur – et pas seulement parce que les chaussures de cristal coupent les pieds de Cinders. Cela a ajouté une dimension différente à l’histoire.
Les sièges pivotants permettent aux spectateurs de devenir presque interactifs avec la troupe, offrant un aperçu du décor sous un angle unique, ce qui ne fait qu’ajouter à la magie de ce spectacle véritablement spectaculaire. Juste un mot d’avertissement – assurez-vous d’avoir vos billets avant minuit, car vous risquez de rater le siège le plus chaud de la ville !

