Critique : Constellations (Omari Douglas et Russell Tovey)
Published on 10 August 2021
C’est écrit dans les étoiles...
Si je te voyais à un barbecue et qu’on croisait les yeux, j’aurais le choix de passer à l’action, ou de prendre mon burger et de m’asseoir en pensant « et si ». Je pourrais peser les différents scénarios et avoir mon propre moment de portes coulissantes.
Roland (Russell Tovey) et Emmanuel (Omari Douglas) se rencontrent lors d’un barbecue. Plusieurs fins à un même fil de conversation sont vues, forcées et débattues.

L’ensemble est simple et l’accent est mis sur les mots. Comment les entendons-nous ? Entendons-nous mais n’écoutons-nous pas ? Écoutons-nous pour comprendre, pas pour répondre ? Douglas répète ses dialogues avec aisance et confort ; Tovey rivalise avec esprit et rapidité et imite parfois presque Ricky Gervais par esprit et vigueur. Le dialogue principal tourne autour d’une maladie en phase terminale. Il faut beaucoup insister sur la diplomatie et le fait qu’un sujet aussi sensible ait été traité avec autant de délicatesse et de soin.
Ne le cachez pas, Constellations est une pièce percutante et à découvrir tant que les billets sont disponibles. Elle présente aussi une distribution tournante, le jour où j’y ai assisté mettait en vedette Tovey et Douglas ; ensuite, Chris O’Dowd et Anna Maxwell-Martin.
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